Bonjour, et bonne année à vous !
Je dis “bonne année”, je vous la souhaite sincèrement.
Ceci dit, ce qu’on voit ces derniers temps peut faire douter pour l’avenir : pollution, marée noire, graves problèmes sociaux et économiques, banalisation de la violence, scandales politiques, etc. (j’en oublie).
Je ne dis pas ça pour vous faire déprimer (désolé si c’est le cas!) ou pour vous dire que ça va s’aggraver : l’avenir, c’est simplement ce que nous construisons aujourd’hui.
Les problèmes auxquels nous sommes confrontés sont les nôtres, à tous. La solution de facilité pour chacun est de ne rien changer à ses habitudes, de penser que c’est aux autres de s’en occuper et aux politiques d’agir.
Mais ne nous leurrons pas : les politiques ne peuvent que créer des nouvelles lois, qui apportent des nouvelles contraintes et qui créent de nouvelles inégalités. Pourquoi? Car les lois sont en théorie les mêmes pour tous, mais nous ne sommes pas tous les mêmes : certains (grâce à leur richesse ou leurs relations) peuvent contourner ou abuser de ces lois, d’autres subissent des contraintes excessives liées par exemple à leur culture ou leur origine. Plus de lois, moins de libertés, plus d’inégalités…
Changer de système? Quitter le capitalisme? L’histoire nous montre que quel que soit le système, même si il est basé sur l’égalité économique de tous, certains arrivent toujours à exploiter le système pour leurs propres intérêts, et certains souffrent de la pauvreté ou d’abus totalitaristes.
Le problème (à mon avis) est moins le système économique que la manière dont il est utilisé.
Donc que faire?
Des manifestations? A mon avis, leur efficacité est trop réduite, et surtout elles ne résolvent rien par elles-même. Ca revient en gros à “gueuler” parce qu’on n’est pas content, tout en paralysant l’activité ce qui accroit les problèmes des autres.
Une révolution? C’est une chose de détruire un système qui fonctionne mal, mais si on ne sait pas par quoi le remplacer (concrètement, je veux dire), il s’agit simplement d’un suicide collectif…
“OK! alors, on fait QUOI? tu la chies ta valda?”
Ça va, ça vient! C’est lourd comme intro, mais il faut bien que j’explique un minimum le raisonnement non?
Pour moi, tous les problèmes sont dus à des personnes qui ne se comprennent pas ou ne se respectent pas. Pas forcément de manière consciente : le respect, c’est aussi réfléchir aux conséquences de ses actes pour les autres et pour la nature ; beaucoup ne prennent malheureusement pas la peine de réfléchir au delà de leur intérêt personnel.
Les inégalités seraient moins importantes, la pauvreté pourrait disparaitre si ceux qui accumulent toutes les richesses prenaient en compte les conséquences de chacune de leurs décisions.
Les plus grandes entreprises, celles qui font le plus de bénéfices, sont également celles qui licencient le plus, celles qui respectent le moins l’environnement ; leur fonctionnement n’est pas humain, mais purement capitaliste. Ce fonctionnement est abérent, surtout sur le long terme, car la principale valeur d’une entreprise c’est la compétence humaine (que ce soit au niveau de la production, du commercial, ou autres). Et si ces entreprises pensaient moins à court terme?
Concernant la pollution, si chacun fait de petits gestes simples, change ses habitudes sans avoir pour autant à se priver de tout, les choses peuvent s’arranger. Pour les sources d’énergie, des solutions alternatives utilisant des énergies renouvelables existent et n’ont besoin que d’être adoptées et généralisées.
Les problèmes des banlieues? Si chacun utilise le dialogue plutôt que l’affrontement systématique et le dénigrement, ça ne peut fonctionner que mieux.
Prenons soin de chacun, faisons attention à tous, soyons responsables de nos actes et de nos paroles.
Utopie? Peut-être… Mais après-tout, à l’échelle planétaire, aujourd’hui nous créons suffisamment de richesses pour couvrir les besoins de tous. Les terres arables sont en fait suffisantes pour nourrir toute l’humanité selon un mode de production “bio”. Les systèmes de communications sont devenus assez performants pour permettre de penser au niveau mondial, tout en agissant localement.
Bref, nous avons les cartes en main. Qu’en faisons-nous?
Individuellement, il faut agir de manière responsable. Tous. Maintenant.
Ne pas attendre que les autres le fasse pour le faire sois-même, sinon rien ne se fera.
Vous vous dites que seul, vous ne changerez rien? C’est faux : vous commencerez à changer les choses, et vous influencerez d’autres personnes qui feront pareil…
Si assez de monde fait ce qui doit être fait, les autres suivront par la simple inertie sociale, la même qui tend à nous garder dans l’immobilisme : la stagnation appelle la stagnation, le mouvement appelle le mouvement.
Et, entre nous, on est quand même mieux quand on sait qu’on fait ce qui est bien, non? Ce bien-être est contagieux, il peut nous faire sortir de la crise actuelle, car il s’agit en fait surtout d’une crise morale.
Comment on s’y prend?
Pas besoin de changer de vie (sauf si la votre est affreusement égoïste!), mais simplement de réfléchir aux conséquences de chacun de nos actes quotidiens, que ce soit au niveau personnel ou professionnel :
- les courses (consommer moins mais consommer mieux, privilégier le “bio”, les produits régionaux et de saison)
- les transports (privilégier le marches, les transports en commun, et le covoiturage : est écologique ET économique!)
- les loisirs, les vacances (retournons à la simplicité et au contact humain, plutôt qu’aux activités chères ou aux voyages en avion)
- nos finances (vous avez des économies? privilégiez des placements “responsables” plutôt que la rentabilité à tout prix. Et autant que possible, utilisez votre argent de manière à aider ceux qui en ont besoin)
- le contact avec les autres (n’ayons pas peur d’échanger avec des personnes qui nous sembles différentes ; moins de sectarisme, moins de peur, plus de compréhension)
- etc. Cette liste n’est pas exhaustive, elle dépend fortement de votre mode de vie.
Je n’aime pas dire “fais-ci, fais pas ça, pas comme ça”… Il s’agit ici simplement de vous partager ma vision de choses. Il y a beaucoup de petites actions simples mais riches en impacts pour ceux qui nous entourent, pour la nature, et aussi pour nous-même.
Donc prenez soin de vous. Prenons soin de nous tous.
Nous avons aujourd’hui la possibilité de faire ce choix.
2011 sera ce que nous en ferons… J’espère que ça sera une très belle année.
P.S. : oui, je suis naïf. En fait, je cultive cette naïveté, car c’est elle qui produit les beaux fruits. Alors bon appétit!